mardi 27 décembre 2011

Les Cercles d'Ossau - Projet ethnologique

Recherches ethnologiques sur les Cromlechs de Lous Couraus et de la Vallée d'Ossau.



Site du projet : Les Cercles d'Ossau

Secrets et Sacré des Pyrénées, de Port Vendres à Saint Jean de Luz

Secrets et Sacré des Pyrénées, de Port Vendres à Saint Jean de Luz de René Descazeaux.

Présentation :

Dans le droit fil des « Itinéraires mystérieux et magiques des espaces pyrénéens » paru en 1998, René Descazeaux nous propose un Jeu de l'Oie qui déploie ses spirales dans soixante-trois hauts lieux choisis par les hommes depuis l'aube des temps pour leur intense résonance tellurique et cosmique.
Les hommes des Pyrénées ont toujours habillé de repères secrets et sacrés leur univers, nommant les signes naturels pour les apprivoiser.
Dans ces nids d'espace, du Roussillon au Pays basque, les Pyrénéens ont ressenti des incidences vibratoires et opératoires : leur appréhension initiale du secret et du sacré. Ils ont écrit leur histoire au coeur de bulles successives et construit une odyssée qui les dépassait, portée par le souffle d'une mythologie idéalisant dans des emblèmes sublimes, la fugacité de leur pauvre existence : le peuple des animaux totems et les images fantasmatiques rassurantes, Lion, Or, Lys, Épine, Rose, Étoile, forgées dans l'univers inquiétant des archétypes.
Il n'existe pas de différence notable entre ce qui doit être caché et ce qui ne peut être enfreint.
Nous vous convions au sacrilège qui consiste à soulever un peu du voile d'Isis et à goûter aux fruits de l'Interdit...
Nous partons en quête des messages symboliques délivrés par soixante-trois sites magnifiques des Pyrénées, du levant vers le couchant, en suivant la course apparente du soleil...

L'auteur :

Né d'un père béarnais et d'une mère basque, René Descazeaux a été professeur d'histoire, puis chef d'établissement à Bidache, Salies, Orthez. Depuis son premier livre paru en 1976, "Rites et Superstitions d'hier et d'aujourd'hui", il s'intéresse à tous les tabous, interdits, mystères enfouis et refoulés, aux transmissions occultes qui font l'histoire secrète de nos régions . En 2002, "les Cagots histoire d'un secret" est un joli succès auprès du public.
Editeur : Atlantica

mercredi 21 décembre 2011

Les gens du Pays Basque

Les provinces basques, dans les années 1800, s'éveillaient à une certaine conscience identitaire.

Qu'en était-il, à l'orée des années 1900, de ce Pays basque, forcé de cohabiter avec le " frère-ennemi " béarnais dans un même département ?

A la Belle-Epoque, les mœurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes. Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle, les heures glorieuses du Pays basque, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à ce petit pays et ses fiers habitants d'acquérir une renommée universelle.

L'auteur a mené le même travail passionnant sur les anciennes Guyenne et Gascogne. Et également sur le Béarn.

Éditeur : PyréMonde

A Book of The Pyrénées (anglais)


Vision sur la région des pyrénées d'un révérend britannique, Sabine Baring-Gould (1834-1924), antiquaire et romancier.

Date d'édition : 1907



Télécharger (anglais)

Les gens de Béarn

L a province de Béarn était un vestige du Moyen Age et de la Renaissance, ancien pays "souverain " jusqu'en 1620.

Que restait-il, à l'orée des années 1900, de la province dissoute par la volonté des Conventionnels, un siècle plus tôt ? A la Belle-Epoque, les mœurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes.

Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle les heures glorieuses du Béarn, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à cette province d'acquérir son incontestable renommée.

L'auteur a mené le même travail passionnant sur les anciennes Guyenne et Gascogne. Et également sur le Pays basque.

Serge Pacaud, grand spécialiste de l'époque 1900, auteur de nombreux ouvrages régionalistes sur le Sud-Ouest en général, propose un ouvrage très documenté, agréable et instructif sur ce petit pays, rattaché seulement au XVIIe siècle à la France.

Éditeur : PyréMonde 

lundi 19 décembre 2011

Les premiers hommes du Sud-Ouest

Quelles traces reste-t-il de la préhistoire dans le Sud-Ouest ? Ce guide vous invite à suivre l'auteur dans sa quête de nos racines. Découvrez de nombreux itinéraires minutieusement explorés pour vous, qui lèvent le voile sur les mystères d'un monde disparu. Plus d'une centaine de photographies étonnantes jalonnent cette exploration.

Pourquoi ces immenses pierres levées à l'aube de l'humanité ? Qui a délicatement sculpté la première représentation humaine dans l'ivoire de Brassempouy ? Que voulaient nous dire les peintres des grottes ornées ? D'où vient ce peuple à l'origine de la culture basque et gasconne ? Partez à votre tour sur les sentiers secrets des premiers hommes du Sud-Ouest, d'Arudy à Arjuzanx en passant par Isturitz.

Pénétrez la mystérieuse forêt des Arbailles, touchez du doigt le chamanisme de l'Occabe, voyez les premières tombes d'Escout... Cet ouvrage est un véritable voyage initiatique fait d'inoubliables surprises.

Biographie de l'auteur :

Génétiquement illustrateur, Marc Large signe ici son 5e livre. Passant du carnet de voyages et d'aquarelles (Pyrénées sauvages, Landes secrètes...) à la bande dessinée (La flamme sacrée, Brèves de feria...), il est par ailleurs chroniqueur de la chaîne de télévision Alegria.

Editeur : Éditions du Cairn (6 avril 2006)

dimanche 18 décembre 2011

Panthéon Pyrénéen

Les auteurs nous assurent que « les Dieux demeurent sur les montagnes ». Nous n’en avons jamais douté. Nos Pyrénées ne font pas exception à toutes les montagnes du monde « dont les sommets ne soient habités par un panthéon de divinités » (1).
Géants, génies déchus, diables et démons, dragons et serpents, païens ou sorciers ne peuvent être contrebalancés par les esprits familiers ou les saints successeurs des Dieux. Il faut découvrir ce monde pyrénéen où l’altitude est sacrée, où les sommets des pics neigeux doivent rester inviolés par crainte d’un sort collectif funeste jeté sur toute la vallée. En ce temps-là, Abellion, le dieu-Soleil, illuminait l’azur « transformé en voûte céleste par le christianisme qui en fera le manteau bleu de la Vierge bigourdane ». Et de se demander, très justement, si nous connaissions le dernier avatar des déesses mères d’origine ?

Peut-être pas. Affirmer que la montagne est le lieu de rencontre des dieux et des hommes parait une évidence si l’on ne veut pas passer pour un iconoclaste. Mais où se trouvent-ils ?

Au sommet du Canigou, nous affirme Pierre III d’Aragon, depuis le XIIIe siècle. En Béarn, au pic du Midi d’Ossau, certifie le seigneur de Foix-Candale, en 1581. Au pic d’Anie ou Ahunamendi écrit le savant dacquois Charles de Borda. Au Mont Perdu, racontent les habitants des vallées de Barèges qui virent Ramond de Carbonières faire pacte avec le Diable, à la fin du XVIIIe siècle. Des preuves de toutes ces affirmations ?

Le pâtre légendaire Millaris qui illustre le mythe des apparitions, de la Catalogne à l’Euskadi et la « Croutz de Béliou », au-dessus de sa tombe, dans la vallée de Lesponne, dans les Hautes-Pyrénées, Baïgorrix, dieu des sources, retrouvé en 1897 aux sources béarnaises de Lurbe-Saint-Christau, le masque de bronze du dieu Ergé découvert sur le mont Marteau, dans les Hautes-Pyrénées, l’autel votif au dieu Abellion dans l’église de Saint-Aventin, dans la Haute-Garonne, la pierre d’Oô, au musée des Augustins, qui pourrait illustrer la légende de la belle Pyrène séduite par le puissant Hercule. Pas encore convaincus ?

Alors il faut vous pencher sur les récits de la mythologie pyrénéenne. La légende des Jentils - païens - d’Euskadi qui agissent depuis le col d’Argaintxabaleta, de Mari, déesse suprême des Basques, qui commande à la pluie, à l’orage, à la foudre et la grêle, de Roland, fier-à-bras des Pyrénées, successeur d’Hercule, de Tantugou, géant sylvain du pays luchonnais, de Basa Jaun, des forêts de Haute-Soule et de sa compagne Basa Andere, de Yauna Gorri - seigneur rouge - dans les vallées d’Aspe et de Barétous, des « Peyras deras Hadas », au-dessus d’Argelès-Gazost, habitées par la Dauna du Balandraou, des sept frères de Setcases qui vivent sur les hauteurs du Pla dels Hospitalets. Comme dit le paysan du Couserans « Ici, on ne croit pas, on craint ». Magnifiquement illustré, cet ouvrage érudit est un trésor de notre mémoire collective.

(1) « Panthéon Pyrénéen » - Olivier de Marliave - Illustrations de Jean-Claude Pertuzé - Editions Loubatières, à Toulouse - octobre 1990.

Source

samedi 17 décembre 2011

L'ibère et le basque : recherches et comparaisons

Les inscriptions en langue ibère trouvées principalement dans l'est de la péninsule ibérique en région valencienne et environs, un peu dans le sud-est de la France, forment aujourd'hui d'après L. Silgo Gauche qui les a rassemblées et analysées dans ses travaux, un corpus d'environ 1700 textes ou notes de longueur très variable, la plupart réduites à un seul mot il est vrai, relevées sur des céramiques, des monnaies, des ustensiles ou des plombs. L'ensemble des découvertes aboutit sous la plume de L. Silgo Gauche, et de quelques autres spécialistes modernes, à une forme renouvelée de ce qu'on a nommé le « basco-ibérisme », à savoir que la langue basque, qui, malgré son ancienneté de plusieurs millénaires admise par tous, n'est connue avec quelque précision que depuis moins de 1000 ans et de manière complète moins de 600, comporte bien des éléments, phonétiques, morphologiques, lexicaux identiques à ceux de l'ibère antique, et qu'elle peut ainsi aider à comprendre, une fois la lecture des inscriptions en ibère bien établie, le contenu de plusieurs d'entre elles.

Par Jean-Baptiste Orpustan.

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lundi 12 décembre 2011

Lascaux, le ciel des premiers hommes

25 000 ans avant les débuts avérés de l'astronomie, nos ancêtres Cro-Magnon observaient déjà les mouvements complexes du soleil, de la lune et des principales constellations. Et consignaient ce savoir astronomique sous la forme d'animaux peints dans l'obscurité des cavernes. Cette hypothèse révolutionnaire est de nature à bouleverser nos conceptions sur les origines de l'art, les savoirs et des croyances des hommes préhistoriques. En faisant revivre les gestes et les rites de nos ancêtres, en dévoilant des sites majeurs de l'art rupestre, le film propose une plongée captivante au cœur de la préhistoire. Donnant la parole aux meilleurs spécialistes pour débattre de cette nouvelle théorie, il convie le spectateur à une enquête passionnante, entre grottes, abris ornés, musées de préhistoire, laboratoires de recherche et planétariums astronomiques.

Partie 1




Partie 2



Partie 3



Partie 4

dimanche 11 décembre 2011

Le dictionnaire des termes du vieux françois ou Trésor de recherches et antiquités gauloises et françoises

Pierre Borel est un médecin, botaniste et érudit français, né vers 1620 à Castres (actuel département du Tarn) et mort le 14 octobre 1671 à Castres.

Il écrit le dictionnaire des termes du vieux françois ou Trésor de recherches et antiquités gauloises et françoises, Briasson (Paris), en 1750.

Lire et télécharger ici

Source : Gallica

lundi 5 décembre 2011

Le Livre de Chasse de Gaston III Phebus




Le Livre de chasse fut rédigé, ou plus exactement dicté à un copiste, de 1387 à 1389 par Gaston Phébus, comte de Foix. Cet homme à la personnalité complexe et à la vie mouvementée, que l’historien Jean fraoissart évoque dans ses célèbres Chroniques était, comme tous les seigneurs du Moyen Âge, un grand chasseur et un grand amateur d’ouvrages de vénerie et de fauconnerie.;Le Livre de chasse est un livre de vénerie médiévale composé entre 1387 et 1389 par Gaston Fébus (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn et dédié à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Il est consultable en cliquant ici.

Source : Pyreneas

vendredi 11 novembre 2011

L'homme moderne pourrait avoir des ancêtres asiatiques

Une mandibule et deux dents fossiles, d'au moins 100.000 ans, trouvées dans une grotte du sud de la Chine, pourraient bien bouleverser l'histoire de la lignée humaine. Découverts en 2007, à Zhirendong par une équipe de paléontologues chinois et américains, «leur âge et leur morphologie suggèrent une possible émergence de l'homme moderne dans l'est de l'Asie», écrivent les auteurs dans un article publié mardi dans les «comptes rendus de l'Académie américaine des sciences» (Pnas). En clair, le berceau de notre espèce Homo sapiens ne se situerait pas exclusivement en Afrique, comme le veut le scénario privilégié jusqu'ici par les scientifiques. En outre, l'ancienneté des fossiles de Zhirendong, si elle est confirmée, signifie que nos lointains ancêtres asiatiques auraient cohabité pendant au moins 50.000 ans avec les hommes de Neandertal, une espèce cousine de la nôtre, soit plus du double que la durée admise pour l'instant.

La mandibule découverte par l'équipe dirigée par Xin-Zgi Wu, de l'Académie des sciences chinoise, et Erik Trinkaus, de l'université Washington à Saint Louis (États-Unis), présente indiscutablement des caractères modernes. Comme ce menton osseux, qui est l'une des principales caractéristiques d'Homo sapiens comparé à Neandertal, par exemple, qui en était dépourvu. Les auteurs notent toutefois que l'épaisseur et la robustesse de ladite mandibule montrent que son propriétaire était également morphologiquement proche d'humains archaïques plus anciens.

«Une bombe!»

Mais il est vrai que ces ossements ont plus de 100.000 ans: du jamais vu dans la partie orientale de l'Asie, où les plus vieux restes d'hommes modernes trouvés jusque-là n'avaient que 40.000 ans. Soit un bond de plus de 60.000 ans en arrière! Sachant que le départ des premiers Homo sapiens d'Afrique vers le Moyen-Orient puis l'Europe et le continent asiatique s'est produit il y a environ 90.000 ans, l'irruption de l'homme de Zhirendong vient remettre en question la théorie de l'«Out of Africa», qui veut que tous les hommes modernes actuels descendent en ligne directe d'ancêtres africains.

«Si la datation de 100.000 ans est confirmée, c'est une bombe!, s'exclame Jean-Jacques Hublin, chercheur à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionnaire à Leipzig (Allemagne). Malheureusement, ce n'est pas la première fois que des collègues chinois trouvent des hommes modernes très anciens avant d'être démentis par la suite.»

En l'occurrence, l'équipe de Xin-Zgi Wu a daté de la calcite située au-dessus du niveau où les fossiles ont été mis au jour avec des restes d'animaux vivant au pléistocène ancien, soit il y a 100.000 ans. Il ne s'agit donc pas d'une datation directe. «En outre, les grottes ont souvent une histoire géologique mouvementée, si bien que le niveau étudié peut fort bien être plus récent que ce que les auteurs avancent.» Une chose est sûre: l'homme de Zhirendong n'a pas fini de faire parler de lui.

Source : Le Figaro

Fin de la théorie de l'Out of Africa

La fin de la théorie de l'Out of Africa, voici ce qu’en dit Marcel Otte (Ancien élève d’André Leroi-Gourhan, Marcel Otte, professeur à l’université de Liège, directeur du Centre européen d’études paléolithiques, est actuellement le meilleur connaisseur de Cro Magnon. Il dirige la revue Préhistoire européenne) :

« Il est souvent cocasse d’assister à de furieux échanges entre vieux savants, sérieux comme si leur théorie était leur propre chair, quand elle n’est souvent qu’idéologie déguisée, voire inconsciente. Le mythe de l’Eve africaine en fait pleinement partie : il a fallu attendre les années 1960 et les remous anti-racistes aux États-Unis pour que cette théorie fleurisse… donc que ses recherches fussent financées. Rien, absolument rien d’autre n’explique cette mode : toute humanité est en évolution, partout et toujours, Afrique incluse bien entendu, mais pas elle seule : toute la Chine et l’Extrême-Orient ont connu parallèlement le même développement jusqu’à leurs propres populations actuelles : que serait devenu les hommes fossiles chinois sinon ? L’effet « Néanderthal » est dû aux marges où le continent européen se trouve ; comme l’Australie à l’autre extrémité, il s’agit de « marges », c’est à dire de cul-de-sac où l’évolution traîne et progresse par à-coups, lors des migrations à partir des régions centrales, fussent-elles asiatique ou africaines. Or, pour atteindre l’Europe depuis l’Afrique, il faut traverser par un étroit pont terrestre, le Sinaï, le Levant, l’Anatolie et le Bosphore. Venu d’Asie, l’homme au contraire suit toujours les mêmes latitudes, vit dans le même environnement et reste « les pieds au sec » : cette migration, plus logique que la précédente, fut en outre renouvelée d’innombrable fois durant les périodes plus récentes : protohistoire (Scythes et Sarmates) et histoire (Hongrois, Mongols, Tatars). Dans l’autre sens, ce fut encore selon cette logique que Pierre le Grand conquit l’est et atteignit le Pacifique. Depuis que la terre est ronde, plus nous sommes haut en latitude, plus les distances sont courtes dans la réalité. »

Source : OTTE Marcel. Cro Magnon. Aux origines de notre humanité. Éditions Perrin, 2008. Collection Tempus.

dimanche 6 novembre 2011

Génétique : L’espèce humaine évolue-t-elle toujours ?



ARTE - 04/11/2011

L’hypothèse d’une bonne partie des scientifiques fut longtemps la suivante : l’espèce humaine aurait cessé d’évoluer au moment où elle a commencé à s’armer contre les caprices de la nature. En effet, quel besoin nos gènes auraient-ils de s’adapter, dès lors que nous disposons de vêtement pour nous protéger du froid, de techniques agricoles pour nous prémunir des famines, et de médicaments qui nous assurent de vivre assez vieux pour procréer ? Or, la cartographie du génome humain fournit aujourd’hui aux scientifiques les clés de l’histoire de notre évolution : non seulement l’espèce humaine a poursuivi son évolution au cours des 50 000 dernières années, mais il se pourrait même qu’elle ait évolué durant cette période à une vitesse encore jamais atteinte au cours de son histoire. Dans bien des cas, c’est justement la technologie – celle-là même que nous soupçonnions d’avoir arrêté l’évolution – qui en a été le moteur.

Si nous n’avons pas évolué depuis des millénaires, alors nous devrions être tous grosso modo semblables.” [...]

“Autrefois nous étions tous noirs de peau. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. C’est une des choses qui nous a différenciés depuis l’apparition de notre espèce, mais c’est une différence qui n’est que superficielle, simple question d’apparence. L’important est donc de savoir si nous avons évolués en profondeur.” [...]

“Nous nous sommes bien plus éloignés de nos ancêtres que la science ne l’estimait.” [...]

Avons-nous échappé au processus de la sélection naturelle ?” [...]

“A la prochaine catastrophe naturelle de grande ampleur la sélection naturelle reviendra . L’une des menaces les plus inquiétantes est le risque épidémique. Il y a tellement de gens qui voyagent dans le monde entier qu’il se pourrait qu’un fléau comme la peste noire ou le choléra réapparaîsse.” [...] Notre avenir est donc indissociable du devenir des virus et des bactéries.” [...]

“Il y a une possibilité de voir tôt ou tard une maladie infectieuse particulièrement agressive se répandre, voire devenir une pandémie mondiale qui décimerait des populations non seulement dans les pays en voie de développement, mais aussi dans le reste du monde et ça remettrait la sélection naturelle aux commandes.” [...]

Même si de nos jours presque tout le monde vit assez longtemps pour avoir des enfants, certains n’en ont pas et d’autres en ont trois ou quatre. Si nous parvenons à déterminer qui fait des enfants dans chaque société, peut-être pourrons-nous deviner le visage des générations futures.” [...]

“Nous avons réussi à isoler des gènes qui déterminent la couleur des yeux et des cheveux chez les Scandinaves. Nous l’avons annoncé et nous avons commencé à avoir des demandes. Mais nous avons aussi reçu de nombreuses réactions très réticentes dont celle de l’Eglise catholique. Les gens n’étaient pas prêts. Nous avons donc reculé. Nous pouvons le faire mais nous ne le faisons pas.” [...]

Nous sommes sur le point d’être capables de modifier génétiquement notre avenir. Une espèce qui prend son destin en main. Ca jouera un rôle énorme dans notre évolution.” [...]

“Ces techniques vont nous être de plus en plus bénéfiques. La technologie est là…” [...]

“99,5% des animaux ont disparus et le même sort nous attend [...] Mais si certains parvenaient à survivre et à s’adapter à leur nouvel environnement ils prolongeraient notre voyage à travers l’évolution, un voyage entamé il y a trois milliards et demi d’années.” [...]

Source : Arte

lundi 31 octobre 2011

Le son du Carnyx

Le Carnyx est un instrument de musique des Celtes de l’Âge du Fer (VIIIe-Ier siècle av. J.-C.). Il s’agit d’une trompe verticale d'environ 2 mètres de haut en tôle de bronze, dont le pavillon affecte généralement une hure de sanglier, animal emblématique de la classe sacerdotale (druides, bardes et vates). Ce pavillon accueille dans certains cas une languette de bois rivetée (Carnyx de Deskford) et des lames métalliques dans les oreilles (Carnyx de Tintignac) pour rythmer le souffle.

Le carnyx, qui par son aspect visuel et par sa sonorité devait contribuer à effrayer l’ennemi, est sans doute la trompe la plus célèbre. Les Celtes en sonnaient au combat comme le rapportent les écrits des auteurs grecs et latins contemporains, et à travers lesquels la musique des Celtes anciens apparaît surtout marquée par son caractère guerrier. (source wikipedia)










Le carnyx, un instrument de musique ancien présenté au festival interceltique
JT Rennes soir - 09/08/2002 - 02min23s

Au festival interceltique de Lorient, le musicien écossais John KENNY est le seul au monde capable de jouer du carnyx, un instrument très ancien utilisé par les celtes pour mettre en déroute les armées romaines. Cet instrument a été reconstitué d'après des gravures. Il s'agit d'un long tube qui se termine par une tête de sanglier.