vendredi 20 janvier 2012
Les magdaléniens, cartographes de talent
Les magdaléniens, cartographes de talent par Rosa M. Tristan.
Au terme d’un patient travail d’interprétation, des préhistoriens espagnols ont décrypté les gravures figurant sur une pierre trouvée en Navarre : il s’agit d’une carte.
Il y a 13 660 ans, des chasseurs nomades qui vivaient probablement sur l’actuel territoire français et qui franchissaient régulièrement les Pyrénées en quête de proies furent les auteurs de ce qui est présenté aujourd’hui comme le premier tracé cartographique découvert en Europe de l’Ouest.
En plein magdalénien [dernière époque du paléolithique supérieur], ces hommes s’abritaient dans la grotte d’Abauntz, en Navarre : c’est là que l’un d’entre eux entreprit de graver sur un morceau de marne (pierre dure à l’intérieur, mais molle à l’extérieur) le panorama qui se déployait devant lui au-dehors, indiquant les montagnes, les rivières, les gués et ponts permettant de traverser les cours d’eau, les zones inondables et celles où se trouvaient le plus souvent les animaux qu’ils chassaient.
La découverte et le déchiffrement de ce trésor cartographique, annoncés dans la revue Journal of Human Evolution, sont le fruit de la détermination de l’équipe de la paléontologue Pilar Utrilla, de l’université de Saragosse. Les scientifiques ont trouvé avec cette carte deux autres objets d’une grande valeur : une lampe à huile en pierre taillée, sur laquelle sont également gravées des scènes de chasse, et une autre pierre représentant la tête d’un cheval, qui n’a pas encore été rendue publique. “Il s’agissait certainement de nomades qui venaient chasser dans la vallée de l’Ebre et ont fait un croquis de tout ce qui pouvait avoir un intérêt pour leurs visites suivantes – ou pour ceux qui viendraient après eux. Une sorte de carte au trésor où ils signalaient les repères clés à ceux que cela pouvait intéresser”, explique la paléontologue aragonaise.
La surface de la pierre ressemblait à du charabia
Le décodage des dessins a pris beaucoup de temps. Les pierres, raconte Pilar Utrilla, ont été découvertes dans la grotte en 1993, au cours de fouilles sur lesquelles elle travaillait depuis près de vingt ans. Elles se trouvaient dans une strate que l’on a pu dater (grâce à un échantillon de carbone) de la dernière période du magdalénien, soit environ 1 500 ans après la réalisation des peintures des grottes d’Altamira. Au départ, c’est la perspective figurant sur les deux pierres qui a attiré l’attention : les dessins d’animaux au premier plan étaient plus nets, ceux du fond plus schématiques.
Le bloc n° 1 (la carte) se trouvait près d’un ancien foyer, non loin duquel on a trouvé plusieurs burins en pierre ayant servi à la gravure, ce qui a permis de déduire que les dessins avaient été réalisés sur place. Mais la surface de la pierre ressemblait à un charabia qu’on n’a longtemps pas su interpréter. Mais, un jour, par hasard, alors qu’elle observait la photo d’une partie de la pierre, Pilar Utrilla s’est rendu compte que l’une des figures ressemblait au profil du Monte San Gregorio, situé précisément en face de la grotte. Retournant sur place, les chercheurs crièrent eurêka : sur la pierre étaient gravés le fleuve et ses affluents, la plaine inondable, les cerfs qui se trouvaient – comme de juste – sur les terrains plats, les chèvres dans les montagnes, et les chemins représentés par des points de suspension. On peut voir, près des têtes des biches, des demi-cercles qui pourraient bien représenter le brame des mâles entendant leurs femelles ou flairant un danger, et que l’on observe sur d’autres objets retrouvés en Cantabrie. Des cercles plus profonds marquent les lieux où l’eau était présente ou bien où trouver des silex. On voit même une silhouette humaine stylisée, qui fut le dernier dessin réalisé.
De fait, le travail a consisté notamment à déterminer la chronologie des superpositions des différentes “couches” de dessins, afin d’en comprendre le processus d’élaboration. “En Europe de l’Est, on a trouvé des morceaux d’os sur lesquels semblent être représentés des paysages : sur l’un d’eux, découvert en Moravie (République tchèque), on peut voir un fleuve et ses méandres. Mais, en Europe de l’Ouest, ce n’est que dans de très rares cas que l’hypothèse des paysages est plausible et elle fait l’objet de débats, comme dans le cas du bâton trouvé dans la grotte d’El Pendo, en Cantabrie, explique Pilar Utrilla. Notre découverte est incontestablement l’exemple le plus net d’une volonté de tracer une carte qui aide à s’orienter d’autres chasseurs, qui, comme ses auteurs, allaient chercher des peaux jusque dans cette région.” Ce sont les talents de cartographes de nos ancêtres que vient de révéler l’équipe de la paléontologue.
Télécharger la carthographie
Suite, illustrations et source : Courrier International
jeudi 12 janvier 2012
PETIT PRÉCIS D'HISTOIRE DU BÉARN EN 12 LEÇONS
PETIT PRÉCIS D'HISTOIRE DU BÉARN EN 12 LEÇONS
Adapté aux Programmes officiels d'histoire nationale, à l'usage des écoles primaires.
1903
Par J. Eyt
Télécharger
Source : Gallica
samedi 7 janvier 2012
L'Histoire du Béarn... en 9 pages !
L' histoire du Béarn... en 9 pages !
(extrait du livre de JB. Laborde)
" Le Béarn aux époques préhistoriques
Les plus anciennes traces de peuplement humain se manifestent dans les Pyrénées à la
fin de l'époque de la pierre taillée, à l'âge qu'on appelle du renne. Après la dernière
extension glaciaire, le climat restait froid et l'homme était obligé de chercher un abri dans les grottes, très nombreuses le long de la bordure calcaire des Pyrénées. Les hommes de ces cavernes étaient des chasseurs de rennes qui abondaient alors dans nos forêts et des pêcheurs. C’étaient aussi des sculpteurs, véritables ,artistes, qui burinaient, avec des pointes de silex, sur des fragments d'os ou sur des bois de renne, des figures d'animaux, des poissons, des plantes, des ornements divers. Les grottes des Espalungues, près de Lourdes, d'Espélugue, à Izeste, de St-Michel, à Arudy, ont fourni des spécimens remarquables de cet art dit magdalénien. " Source
Télécharger sur le site des Cercles d'Ossau
(extrait du livre de JB. Laborde)
" Le Béarn aux époques préhistoriques
Les plus anciennes traces de peuplement humain se manifestent dans les Pyrénées à la
fin de l'époque de la pierre taillée, à l'âge qu'on appelle du renne. Après la dernière
extension glaciaire, le climat restait froid et l'homme était obligé de chercher un abri dans les grottes, très nombreuses le long de la bordure calcaire des Pyrénées. Les hommes de ces cavernes étaient des chasseurs de rennes qui abondaient alors dans nos forêts et des pêcheurs. C’étaient aussi des sculpteurs, véritables ,artistes, qui burinaient, avec des pointes de silex, sur des fragments d'os ou sur des bois de renne, des figures d'animaux, des poissons, des plantes, des ornements divers. Les grottes des Espalungues, près de Lourdes, d'Espélugue, à Izeste, de St-Michel, à Arudy, ont fourni des spécimens remarquables de cet art dit magdalénien. " Source
Télécharger sur le site des Cercles d'Ossau
vendredi 30 décembre 2011
La longue marche des Aquitains
Présentation de l'éditeur
En retraçant l'histoire inconnue des trois peuples qui, au terme de leurs migrations, ont fait de l'Aquitaine un pays différent, Alexis Arette semble s'être voué à la tâche de surprendre, peut-être d'irriter, mais aussi d'enthousiasmer, en mettant à mal quelques tabous de l'Histoire ! Par des itinéraires lointains, mais combien riches d'aventures, et après avoir abordé dans d'autres ouvrages les mystères du devenir humain, le voici qui se voue à nous montrer « cette autre façon de comprendre » des Anciens, lesquels, à travers les symboles et les accidents de parcours, saisissaient les mystè- res de la terre et du ciel... Un livre pour être à la fois « quelqu'un de quelque part », et pour s'enraciner dans l'universel... Alexis Arette, président fondateur de la Renaissance Aquitaine, a été le plus jeune maître en "gay sabé" du Félibrige. Il fut également un président atypique et iconoclaste de la commission culturelle du Conseil Régional d'Aquitaine, où il fit, plus d'une fois, souffler un « vent de panique » au sein d'une certaine nomenklatura régionale...
Édition : PyréMonde
mardi 27 décembre 2011
Les Cercles d'Ossau - Projet ethnologique
Recherches ethnologiques sur les Cromlechs de Lous Couraus et de la Vallée d'Ossau.
Site du projet : Les Cercles d'Ossau
Site du projet : Les Cercles d'Ossau
Secrets et Sacré des Pyrénées, de Port Vendres à Saint Jean de Luz
Secrets et Sacré des Pyrénées, de Port Vendres à Saint Jean de Luz de René Descazeaux.
Présentation :
Dans le droit fil des « Itinéraires mystérieux et magiques des espaces pyrénéens » paru en 1998, René Descazeaux nous propose un Jeu de l'Oie qui déploie ses spirales dans soixante-trois hauts lieux choisis par les hommes depuis l'aube des temps pour leur intense résonance tellurique et cosmique.
Les hommes des Pyrénées ont toujours habillé de repères secrets et sacrés leur univers, nommant les signes naturels pour les apprivoiser.
Dans ces nids d'espace, du Roussillon au Pays basque, les Pyrénéens ont ressenti des incidences vibratoires et opératoires : leur appréhension initiale du secret et du sacré. Ils ont écrit leur histoire au coeur de bulles successives et construit une odyssée qui les dépassait, portée par le souffle d'une mythologie idéalisant dans des emblèmes sublimes, la fugacité de leur pauvre existence : le peuple des animaux totems et les images fantasmatiques rassurantes, Lion, Or, Lys, Épine, Rose, Étoile, forgées dans l'univers inquiétant des archétypes.
Il n'existe pas de différence notable entre ce qui doit être caché et ce qui ne peut être enfreint.
Nous vous convions au sacrilège qui consiste à soulever un peu du voile d'Isis et à goûter aux fruits de l'Interdit...
Nous partons en quête des messages symboliques délivrés par soixante-trois sites magnifiques des Pyrénées, du levant vers le couchant, en suivant la course apparente du soleil...
L'auteur :
Né d'un père béarnais et d'une mère basque, René Descazeaux a été professeur d'histoire, puis chef d'établissement à Bidache, Salies, Orthez. Depuis son premier livre paru en 1976, "Rites et Superstitions d'hier et d'aujourd'hui", il s'intéresse à tous les tabous, interdits, mystères enfouis et refoulés, aux transmissions occultes qui font l'histoire secrète de nos régions . En 2002, "les Cagots histoire d'un secret" est un joli succès auprès du public.
Editeur : Atlantica
Présentation :
Dans le droit fil des « Itinéraires mystérieux et magiques des espaces pyrénéens » paru en 1998, René Descazeaux nous propose un Jeu de l'Oie qui déploie ses spirales dans soixante-trois hauts lieux choisis par les hommes depuis l'aube des temps pour leur intense résonance tellurique et cosmique.
Les hommes des Pyrénées ont toujours habillé de repères secrets et sacrés leur univers, nommant les signes naturels pour les apprivoiser.
Dans ces nids d'espace, du Roussillon au Pays basque, les Pyrénéens ont ressenti des incidences vibratoires et opératoires : leur appréhension initiale du secret et du sacré. Ils ont écrit leur histoire au coeur de bulles successives et construit une odyssée qui les dépassait, portée par le souffle d'une mythologie idéalisant dans des emblèmes sublimes, la fugacité de leur pauvre existence : le peuple des animaux totems et les images fantasmatiques rassurantes, Lion, Or, Lys, Épine, Rose, Étoile, forgées dans l'univers inquiétant des archétypes.
Il n'existe pas de différence notable entre ce qui doit être caché et ce qui ne peut être enfreint.
Nous vous convions au sacrilège qui consiste à soulever un peu du voile d'Isis et à goûter aux fruits de l'Interdit...
Nous partons en quête des messages symboliques délivrés par soixante-trois sites magnifiques des Pyrénées, du levant vers le couchant, en suivant la course apparente du soleil...
L'auteur :
Né d'un père béarnais et d'une mère basque, René Descazeaux a été professeur d'histoire, puis chef d'établissement à Bidache, Salies, Orthez. Depuis son premier livre paru en 1976, "Rites et Superstitions d'hier et d'aujourd'hui", il s'intéresse à tous les tabous, interdits, mystères enfouis et refoulés, aux transmissions occultes qui font l'histoire secrète de nos régions . En 2002, "les Cagots histoire d'un secret" est un joli succès auprès du public.
Editeur : Atlantica
mercredi 21 décembre 2011
Les gens du Pays Basque
Les provinces basques, dans les années 1800, s'éveillaient à une certaine conscience identitaire.
Qu'en était-il, à l'orée des années 1900, de ce Pays basque, forcé de cohabiter avec le " frère-ennemi " béarnais dans un même département ?
A la Belle-Epoque, les mœurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes. Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle, les heures glorieuses du Pays basque, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à ce petit pays et ses fiers habitants d'acquérir une renommée universelle.
L'auteur a mené le même travail passionnant sur les anciennes Guyenne et Gascogne. Et également sur le Béarn.
Éditeur : PyréMonde
Qu'en était-il, à l'orée des années 1900, de ce Pays basque, forcé de cohabiter avec le " frère-ennemi " béarnais dans un même département ?
A la Belle-Epoque, les mœurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes. Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle, les heures glorieuses du Pays basque, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à ce petit pays et ses fiers habitants d'acquérir une renommée universelle.
L'auteur a mené le même travail passionnant sur les anciennes Guyenne et Gascogne. Et également sur le Béarn.
Éditeur : PyréMonde
A Book of The Pyrénées (anglais)
Vision sur la région des pyrénées d'un révérend britannique, Sabine Baring-Gould (1834-1924), antiquaire et romancier.
Date d'édition : 1907
Télécharger (anglais)
Les gens de Béarn
L a province de Béarn était un vestige du Moyen Age et de la Renaissance, ancien pays "souverain " jusqu'en 1620.
Que restait-il, à l'orée des années 1900, de la province dissoute par la volonté des Conventionnels, un siècle plus tôt ? A la Belle-Epoque, les mœurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes.
Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle les heures glorieuses du Béarn, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à cette province d'acquérir son incontestable renommée.
L'auteur a mené le même travail passionnant sur les anciennes Guyenne et Gascogne. Et également sur le Pays basque.
Serge Pacaud, grand spécialiste de l'époque 1900, auteur de nombreux ouvrages régionalistes sur le Sud-Ouest en général, propose un ouvrage très documenté, agréable et instructif sur ce petit pays, rattaché seulement au XVIIe siècle à la France.
Éditeur : PyréMonde
Que restait-il, à l'orée des années 1900, de la province dissoute par la volonté des Conventionnels, un siècle plus tôt ? A la Belle-Epoque, les mœurs, les coutumes et les traditions formataient dans une même culture les individus venus de contrées différentes.
Le but du présent ouvrage, qui restitue par le texte et une iconographie exceptionnelle les heures glorieuses du Béarn, est de nous attarder sur toutes ces spécificités qui permirent à cette province d'acquérir son incontestable renommée.
L'auteur a mené le même travail passionnant sur les anciennes Guyenne et Gascogne. Et également sur le Pays basque.
Serge Pacaud, grand spécialiste de l'époque 1900, auteur de nombreux ouvrages régionalistes sur le Sud-Ouest en général, propose un ouvrage très documenté, agréable et instructif sur ce petit pays, rattaché seulement au XVIIe siècle à la France.
Éditeur : PyréMonde
lundi 19 décembre 2011
Les premiers hommes du Sud-Ouest
Quelles traces reste-t-il de la préhistoire dans le Sud-Ouest ? Ce guide vous invite à suivre l'auteur dans sa quête de nos racines. Découvrez de nombreux itinéraires minutieusement explorés pour vous, qui lèvent le voile sur les mystères d'un monde disparu. Plus d'une centaine de photographies étonnantes jalonnent cette exploration.
Pourquoi ces immenses pierres levées à l'aube de l'humanité ? Qui a délicatement sculpté la première représentation humaine dans l'ivoire de Brassempouy ? Que voulaient nous dire les peintres des grottes ornées ? D'où vient ce peuple à l'origine de la culture basque et gasconne ? Partez à votre tour sur les sentiers secrets des premiers hommes du Sud-Ouest, d'Arudy à Arjuzanx en passant par Isturitz.
Pénétrez la mystérieuse forêt des Arbailles, touchez du doigt le chamanisme de l'Occabe, voyez les premières tombes d'Escout... Cet ouvrage est un véritable voyage initiatique fait d'inoubliables surprises.
Biographie de l'auteur :
Génétiquement illustrateur, Marc Large signe ici son 5e livre. Passant du carnet de voyages et d'aquarelles (Pyrénées sauvages, Landes secrètes...) à la bande dessinée (La flamme sacrée, Brèves de feria...), il est par ailleurs chroniqueur de la chaîne de télévision Alegria.
Editeur : Éditions du Cairn (6 avril 2006)
Pourquoi ces immenses pierres levées à l'aube de l'humanité ? Qui a délicatement sculpté la première représentation humaine dans l'ivoire de Brassempouy ? Que voulaient nous dire les peintres des grottes ornées ? D'où vient ce peuple à l'origine de la culture basque et gasconne ? Partez à votre tour sur les sentiers secrets des premiers hommes du Sud-Ouest, d'Arudy à Arjuzanx en passant par Isturitz.
Pénétrez la mystérieuse forêt des Arbailles, touchez du doigt le chamanisme de l'Occabe, voyez les premières tombes d'Escout... Cet ouvrage est un véritable voyage initiatique fait d'inoubliables surprises.
Biographie de l'auteur :
Génétiquement illustrateur, Marc Large signe ici son 5e livre. Passant du carnet de voyages et d'aquarelles (Pyrénées sauvages, Landes secrètes...) à la bande dessinée (La flamme sacrée, Brèves de feria...), il est par ailleurs chroniqueur de la chaîne de télévision Alegria.
Editeur : Éditions du Cairn (6 avril 2006)
dimanche 18 décembre 2011
Panthéon Pyrénéen
Les auteurs nous assurent que « les Dieux demeurent sur les montagnes ». Nous n’en avons jamais douté. Nos Pyrénées ne font pas exception à toutes les montagnes du monde « dont les sommets ne soient habités par un panthéon de divinités » (1).
Géants, génies déchus, diables et démons, dragons et serpents, païens ou sorciers ne peuvent être contrebalancés par les esprits familiers ou les saints successeurs des Dieux. Il faut découvrir ce monde pyrénéen où l’altitude est sacrée, où les sommets des pics neigeux doivent rester inviolés par crainte d’un sort collectif funeste jeté sur toute la vallée. En ce temps-là, Abellion, le dieu-Soleil, illuminait l’azur « transformé en voûte céleste par le christianisme qui en fera le manteau bleu de la Vierge bigourdane ». Et de se demander, très justement, si nous connaissions le dernier avatar des déesses mères d’origine ?
Peut-être pas. Affirmer que la montagne est le lieu de rencontre des dieux et des hommes parait une évidence si l’on ne veut pas passer pour un iconoclaste. Mais où se trouvent-ils ?
Au sommet du Canigou, nous affirme Pierre III d’Aragon, depuis le XIIIe siècle. En Béarn, au pic du Midi d’Ossau, certifie le seigneur de Foix-Candale, en 1581. Au pic d’Anie ou Ahunamendi écrit le savant dacquois Charles de Borda. Au Mont Perdu, racontent les habitants des vallées de Barèges qui virent Ramond de Carbonières faire pacte avec le Diable, à la fin du XVIIIe siècle. Des preuves de toutes ces affirmations ?
Le pâtre légendaire Millaris qui illustre le mythe des apparitions, de la Catalogne à l’Euskadi et la « Croutz de Béliou », au-dessus de sa tombe, dans la vallée de Lesponne, dans les Hautes-Pyrénées, Baïgorrix, dieu des sources, retrouvé en 1897 aux sources béarnaises de Lurbe-Saint-Christau, le masque de bronze du dieu Ergé découvert sur le mont Marteau, dans les Hautes-Pyrénées, l’autel votif au dieu Abellion dans l’église de Saint-Aventin, dans la Haute-Garonne, la pierre d’Oô, au musée des Augustins, qui pourrait illustrer la légende de la belle Pyrène séduite par le puissant Hercule. Pas encore convaincus ?
Alors il faut vous pencher sur les récits de la mythologie pyrénéenne. La légende des Jentils - païens - d’Euskadi qui agissent depuis le col d’Argaintxabaleta, de Mari, déesse suprême des Basques, qui commande à la pluie, à l’orage, à la foudre et la grêle, de Roland, fier-à-bras des Pyrénées, successeur d’Hercule, de Tantugou, géant sylvain du pays luchonnais, de Basa Jaun, des forêts de Haute-Soule et de sa compagne Basa Andere, de Yauna Gorri - seigneur rouge - dans les vallées d’Aspe et de Barétous, des « Peyras deras Hadas », au-dessus d’Argelès-Gazost, habitées par la Dauna du Balandraou, des sept frères de Setcases qui vivent sur les hauteurs du Pla dels Hospitalets. Comme dit le paysan du Couserans « Ici, on ne croit pas, on craint ». Magnifiquement illustré, cet ouvrage érudit est un trésor de notre mémoire collective.
(1) « Panthéon Pyrénéen » - Olivier de Marliave - Illustrations de Jean-Claude Pertuzé - Editions Loubatières, à Toulouse - octobre 1990.
Source
Géants, génies déchus, diables et démons, dragons et serpents, païens ou sorciers ne peuvent être contrebalancés par les esprits familiers ou les saints successeurs des Dieux. Il faut découvrir ce monde pyrénéen où l’altitude est sacrée, où les sommets des pics neigeux doivent rester inviolés par crainte d’un sort collectif funeste jeté sur toute la vallée. En ce temps-là, Abellion, le dieu-Soleil, illuminait l’azur « transformé en voûte céleste par le christianisme qui en fera le manteau bleu de la Vierge bigourdane ». Et de se demander, très justement, si nous connaissions le dernier avatar des déesses mères d’origine ?
Peut-être pas. Affirmer que la montagne est le lieu de rencontre des dieux et des hommes parait une évidence si l’on ne veut pas passer pour un iconoclaste. Mais où se trouvent-ils ?
Au sommet du Canigou, nous affirme Pierre III d’Aragon, depuis le XIIIe siècle. En Béarn, au pic du Midi d’Ossau, certifie le seigneur de Foix-Candale, en 1581. Au pic d’Anie ou Ahunamendi écrit le savant dacquois Charles de Borda. Au Mont Perdu, racontent les habitants des vallées de Barèges qui virent Ramond de Carbonières faire pacte avec le Diable, à la fin du XVIIIe siècle. Des preuves de toutes ces affirmations ?
Le pâtre légendaire Millaris qui illustre le mythe des apparitions, de la Catalogne à l’Euskadi et la « Croutz de Béliou », au-dessus de sa tombe, dans la vallée de Lesponne, dans les Hautes-Pyrénées, Baïgorrix, dieu des sources, retrouvé en 1897 aux sources béarnaises de Lurbe-Saint-Christau, le masque de bronze du dieu Ergé découvert sur le mont Marteau, dans les Hautes-Pyrénées, l’autel votif au dieu Abellion dans l’église de Saint-Aventin, dans la Haute-Garonne, la pierre d’Oô, au musée des Augustins, qui pourrait illustrer la légende de la belle Pyrène séduite par le puissant Hercule. Pas encore convaincus ?
Alors il faut vous pencher sur les récits de la mythologie pyrénéenne. La légende des Jentils - païens - d’Euskadi qui agissent depuis le col d’Argaintxabaleta, de Mari, déesse suprême des Basques, qui commande à la pluie, à l’orage, à la foudre et la grêle, de Roland, fier-à-bras des Pyrénées, successeur d’Hercule, de Tantugou, géant sylvain du pays luchonnais, de Basa Jaun, des forêts de Haute-Soule et de sa compagne Basa Andere, de Yauna Gorri - seigneur rouge - dans les vallées d’Aspe et de Barétous, des « Peyras deras Hadas », au-dessus d’Argelès-Gazost, habitées par la Dauna du Balandraou, des sept frères de Setcases qui vivent sur les hauteurs du Pla dels Hospitalets. Comme dit le paysan du Couserans « Ici, on ne croit pas, on craint ». Magnifiquement illustré, cet ouvrage érudit est un trésor de notre mémoire collective.
(1) « Panthéon Pyrénéen » - Olivier de Marliave - Illustrations de Jean-Claude Pertuzé - Editions Loubatières, à Toulouse - octobre 1990.
Source
samedi 17 décembre 2011
L'ibère et le basque : recherches et comparaisons
Les inscriptions en langue ibère trouvées principalement dans l'est de la péninsule ibérique en région valencienne et environs, un peu dans le sud-est de la France, forment aujourd'hui d'après L. Silgo Gauche qui les a rassemblées et analysées dans ses travaux, un corpus d'environ 1700 textes ou notes de longueur très variable, la plupart réduites à un seul mot il est vrai, relevées sur des céramiques, des monnaies, des ustensiles ou des plombs. L'ensemble des découvertes aboutit sous la plume de L. Silgo Gauche, et de quelques autres spécialistes modernes, à une forme renouvelée de ce qu'on a nommé le « basco-ibérisme », à savoir que la langue basque, qui, malgré son ancienneté de plusieurs millénaires admise par tous, n'est connue avec quelque précision que depuis moins de 1000 ans et de manière complète moins de 600, comporte bien des éléments, phonétiques, morphologiques, lexicaux identiques à ceux de l'ibère antique, et qu'elle peut ainsi aider à comprendre, une fois la lecture des inscriptions en ibère bien établie, le contenu de plusieurs d'entre elles.
Par Jean-Baptiste Orpustan.
Téléchargez la suite
Par Jean-Baptiste Orpustan.
Téléchargez la suite
lundi 12 décembre 2011
Lascaux, le ciel des premiers hommes
25 000 ans avant les débuts avérés de l'astronomie, nos ancêtres Cro-Magnon observaient déjà les mouvements complexes du soleil, de la lune et des principales constellations. Et consignaient ce savoir astronomique sous la forme d'animaux peints dans l'obscurité des cavernes. Cette hypothèse révolutionnaire est de nature à bouleverser nos conceptions sur les origines de l'art, les savoirs et des croyances des hommes préhistoriques. En faisant revivre les gestes et les rites de nos ancêtres, en dévoilant des sites majeurs de l'art rupestre, le film propose une plongée captivante au cœur de la préhistoire. Donnant la parole aux meilleurs spécialistes pour débattre de cette nouvelle théorie, il convie le spectateur à une enquête passionnante, entre grottes, abris ornés, musées de préhistoire, laboratoires de recherche et planétariums astronomiques.
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
Partie 1
Partie 2
Partie 3
Partie 4
dimanche 11 décembre 2011
Le dictionnaire des termes du vieux françois ou Trésor de recherches et antiquités gauloises et françoises
Pierre Borel est un médecin, botaniste et érudit français, né vers 1620 à Castres (actuel département du Tarn) et mort le 14 octobre 1671 à Castres.
Il écrit le dictionnaire des termes du vieux françois ou Trésor de recherches et antiquités gauloises et françoises, Briasson (Paris), en 1750.
Lire et télécharger ici
Source : Gallica
Il écrit le dictionnaire des termes du vieux françois ou Trésor de recherches et antiquités gauloises et françoises, Briasson (Paris), en 1750.
Lire et télécharger ici
Source : Gallica
lundi 5 décembre 2011
Le Livre de Chasse de Gaston III Phebus
Le Livre de chasse fut rédigé, ou plus exactement dicté à un copiste, de 1387 à 1389 par Gaston Phébus, comte de Foix. Cet homme à la personnalité complexe et à la vie mouvementée, que l’historien Jean fraoissart évoque dans ses célèbres Chroniques était, comme tous les seigneurs du Moyen Âge, un grand chasseur et un grand amateur d’ouvrages de vénerie et de fauconnerie.;Le Livre de chasse est un livre de vénerie médiévale composé entre 1387 et 1389 par Gaston Fébus (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn et dédié à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.
Il est consultable en cliquant ici.
Source : Pyreneas
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